Ville de Locon
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Histoire locale

Lorsqu'un village s'est bâti autour d'un château, l'histoire locale s'identifie à celui-ci et ses archives peuvent être une source de renseignements. Ce n'est pas le cas de Locon et par ailleurs la guerre 14-18 a détruit de nombreux documents.

Pour Locon, les sources de renseignements sont l'église et les registres paroissiaux. L'église détruite en 14-18 avait été construite au XVIe siècle. Plusieurs dates sont données : 1539, 1547, un ancien vitrail portait la date de 1519 ! Elle contenait de grandes richesses : une chaire de 1630, un autel Louis XV, un dais de procession, objets classés par les Beaux-Arts et détruits au cours des 2 guerres. Ne subsistent que les 4 vitraux du XVIe qui furent sauvés grâce à la diligence des Beaux-Arts. Mais outre ces 4 vitraux, l'église avait d'autres verrières de la même époque et dont des descriptions subsistent (épigraphie du Pas-de-Calais).

Dans une verrière du chœur, on pouvait voir le portrait du prince d'Orange avec manteau d'hermine et armes de Nassau. Sur d'autres verrières, on voyait le blason de la maison de Manchicourt (orthographié également Manchiecourt, Manchecourt), blason qui est devenu celui de Locon "D'argent à face de gueule accompagné de 3 coqs de sable".
Plusieurs vitraux furent offerts par cette famille : en 1519, par Pierre de Manchicourt, en 1560 par Hector de Manchicourt. L'épitaphe de ce dernier, mort en 1585, était près du maître-autel. Il y avait à l'intérieur de l'église plusieurs autres pierres tombales : celle de Hugues de Manchicourt, seigneur de la Waulle, décédé en 1495, celle d'Ablain de Manchicourt, décédé en 1560.

Dans l'histoire de Béthune, écrite par Cornet en 1892, l'auteur rapporte que Rabelais citait un Pierre de Manchicourt, né vers 1510, connu comme l'un des premiers musiciens de son temps. Ce chanoine publia de nombreuses œuvres de musique religieuse dont certaines remarquables. Il est probable qu'il était de la même famille, peut-être le fils de Pierre de Manchicourt qui offrit un vitrail en 1519.
Le fief de Manchicourt était situé non loin de la Lawe (actuellement la ferme possédant un vieux porche en pierre, sise rue de la Motte). Dans les registres paroissiaux, il est souvent fait mention de la ferme de Manchecourt. Sur de vieilles cartes, on voit Manchecourt entre Essars et Locon.
D'autres verrières avaient pour donateurs : Ghislain Carnoy en 1544 ; le sieur de Rumaucourt; Gaspard Fauwel, laboureur et sa femme Mathieurette de Sevelenghue en 1548 : Charles Lecocq et Jehenne Fauvel, sa femme en 1588. On cite également la tombe de Jehan Carpentier, décédé en 1593 et Marguerite Lecocq en 1590, son épouse.

Nous possédons à la mairie des registres paroissiaux, incomplets certes, mais remontant à 1700. Les curés y notaient les baptêmes, mariages et enterrements, et quelques menus détails. Ainsi, jusqu'en 1776, date d'un édit royal défendant toute inhumation dans les églises, les notabilités du village y étaient enterrées. Ainsi, dans les registres, on relève les inhumations de plusieurs membres de la famille Segon (écrit également Segond), en 1733, Louis Segon, seigneur de Hauteloge, en 1744 Benoît Segon, seigneur du Vert Bois ; en 1759, Fleurisse Segon. Il s'agit de la même famille dont il a été fait mention dans les précédentes notices historiques.
Furent également enterrés dans l'église, Marie-Françoise Carlier, épouse de J.F Decornes, chirurgien ; André Dissaux, Marie-Jeanne Delebarre, Christine Panier, Charles Panier (occupant de la ferme de Mesplaux), Jean Crépieux. Avant 14-18, certaines de ces pierres tombales étaient encore visibles.

Dans les registres paroissiaux, on relate la bénédiction de la 1ère cloche le 27 août 1732. "Hector de Delions, seigneur de ce lieu, Bavencourt, Fontenelle et Josephe-Rosalie de Delions étaient représentés par François Carpentier-Bailly et Françoise Carlier".
Le 8 juillet 1756, Ghislain Salmon, Bailly, et Marceline Domarle assistaient à la bénédiction de la 2e cloche au nom d'Hector Desloins et de Marie-Elisabeth Segon, dame du Vert Bois. En examinant ces registres, on constate que l'orthographe des noms de personnes et de lieux n'était pas fixée. Dans un même acte, le même nom propre pouvait être écrit de façons différentes. Par ailleurs, peu de monde savait lire et écrire, une croix tenait lieu de signature.

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